Le Royalisme : généralités
Stabilité, responsabilité, intérêt national, unité…
Pourquoi être royaliste aujourd’hui ? En ce début du XXIe siècle, ce positionnement politique peut surprendre, parce qu’il est méconnu, et subit de lourds préjugés. Pourtant, après moins de 150 ans de république, il a encore sa place.
La monarchie, régime d’actualité.
140 millions d’européens vivent en monarchie, notamment en Espagne, Angleterre, en Belgique, ou encore au Pays-Bas… Le fait d’avoir un roi à la tête de la nation ne fait pas de ces pays des lieux où la vie est moins bonne qu’en France. Ces exemples montrent que la démocratie n’est pas systématiquement à opposer à la monarchie.
Les avantages de la monarchie.
- la stabilité : la fin des blocages politiques à l’approche des échéances électorales. La continuité des successions
permet de mener une politique à long terme.
- la responsabilité : l’intérêt national est privilégié, il ne s’agit pas de gouverner un pays en espérant améliorer ses scores aux prochaines élections.
- l’unité : puisque la France n’est pas un parti, le roi peut rassembler la nation. Ni droite, ni gauche, Monarchie populaire !
- la protection face aux dictatures dangereuses : Hitler a été élu à la tête de l’Allemagne.
Le royalisme et la démocratie.
La restauration de la monarchie en France ne passera pas par l’installation d’un régime totalitaire, fort heureusement. Si le Roi de France ne sera pas élu par le peuple, cela ne signifie pas qu’aucune élection n’aura plus lieu : même avant 1789, les Français élisaient des députés. Quoiqu’il en soit, le royalisme d’ajourd’hui est un royalisme d’avenir, il ne s’agit pas de revenir en arrière.
Il faut noter que le président de la république, élu directement par le peuple, est très loin de faire l’unanimité aujourd’hui. De plus, il a été choisi par moins de 10% du corps électoral au premier tour… Qui parle de légitimité ?
Tous les royalistes n’ont pas la même vision de la position à adopter vis-à-vis de la démocratie.
Pour l’Alliance Royale, qui tente de réunir les 500 signatures nécessaires pour se présenter en 2007, la démocratie est fondamentale : un Parlement représentatif, dont les députés représenteraient chacun les diverses composantes de la société française. Dans ce sens, la constitution de cette monarchie serait plus démocratique que notre république, où les français sont représentés par des partis politiques qui divisent le pays. (Plus de détails : télécharger le programme 2007 de l’Alliance Royale en cliquant ici ).
En revanche, l’Action Française estime que la démocratie divise les français et entretient un état de guerre civile larvée : les intérêts supérieurs du pays sont sacrifiés aux luttes partisanes.
Qu’un Parlement soit élu par le peuple ou non, la restauration de la monarchie entrainerait, en tout cas, l’augmentation du pouvoir au niveau local, pouvoir aujourd’hui perdu.
La République : la fin de la nation ?
La République a déjà les particularités régionales par une centralisation autoritaire.
Aujourd’hui, l’Europe s’attaque à notre identité nationale. L’Europe est une entité aujourd’hui nécessaire sur de nombreux plans : abandonner toute coopération et tout projet européen serait certainement une erreur. Cependant, l’intégration européenne a elle aussi ses dangers, puisques les Etats perdent de plus en plus leurs libertés : non à l’Europe fédérale !
Appel aux royalistes : unissons nous !
La situation des royalistes en ce début du XXIe siècle n’est pas la plus enviable. Minoritaires, ils ont à faire face à une ennemie impitoyable : la République. Si celle-ci est peu douée pour mener la France vers l’avenir, la plupart des royalistes en conviendront : son efficacité pour se défendre n’est plus à démontrer. L’éducation qu’elle accorde gracieusement à nos citoyens a pour but de leur faire prendre conscience des bienfaits de la République, alors que les cours d’Histoire moderne insistent sur la Révolution française de 1789, sur la naissance d’une soit disant liberté, d’une égalité, et sur la fin d’une tyrannie impitoyable. Ensuite, le citoyen aura la possibilité d’entendre son président de la République vanter cette dernière, et lui attribuer tous les éléments positifs dont le pays peut bénéficier : le chômage baisse ? C’est une victoire de la République !
Pour progresser, il faudrait donc déjà que l’image de la royauté en général soit améliorée : le roi de France n’était pas, n’est pas, et ne sera pas un tyran. Sa légitimité de sang est nettement moins discutable que la pseudo-légitimité des urnes de notre Président de la République, qui a été choisi par moins de 10% des français au premier tour des présidentielles de 2002, et qui n’unit les français que par l’insatisfaction…
Pour autant, les royalistes ne sont pas encore suffisamment unis : négociations difficiles pour les institutions, pour le pouvoir du roi… sans oublier les traditionnelles querelles dynastiques.
S’il doit y avoir un débat, il ne doit pas nous diviser ! Rassemblons-nous pour gagner le coeur de la patrie !

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